L’hétérosexualité est une variation homosexuelle


Posté par Thomas DEBESSE le 28/08/2013 à 21:13. cc Licence CC by (copiez-moi !)

À l’occasion du festival Xplore en 2013, son créateur Felix Ruckert avait déclaré : « Chaque homme devrait se faire pénétrer au moins une fois dans sa vie ». Le festival Xplore est un festival Berlinois qui ambitionne de proposer à ses visiteurs d’expérimenter toutes les pratiques sexuelles.

J’ai pointé la cohérence de l’affirmation de Felix Ruckert avec l’expérience de l’hétérosexualité, en effet l’hétérosexualité étant une variation homosexuelle. Il me fut demandé de développer cette pensée, en quoi l’hétérosexualité est-elle une variation homosexuelle, voici :

L’hétérosexualité comme masturbation

Les idées d'homosexualité et d'hétérosexualité ne sont pas dérivées de l'idée de sexualité, mais de l'idée de masturbation, même si elle n'est pas nommée. Le concept premier est la masturbation, C'est ce concept qui est décliné.

Le vocabulaire ne fait ensuite que décrire les détails de la masturbation, et non les détails de la sexualité (nombre de partenaires, sexe des partenaires, formes des actes, intentions, etc.).

La masturbation à deux personnes est nommée pansexualité, la pansexualité qui exclu la différence des sexes est appelée homosexualité, l'hétérosexualité est la masturbation qui reproduit la distinction sexuelle et le nombre de partenaire.

On distingue encore la pansexualité qui exclu le masculin, et la pansexualité qui exclu le féminin, qui sont des spécialisations de l'homosexualité.

On distingue encore la pansexualité qui imite la distinction sexuelle dans le nombre mais qui n'exclu ni le féminin ni le masculin, on appelle ce principe bisexualité.

On distingue l'âge des partenaire, ou on décrit leur écart.

On distingue le nombre de partenaire.

On distingue en fonction du corps du partenaire, de la volonté du partenaire et de l'imaginaire du partenaire. On retrouve ici le concept de transgenre (volonté), ou encore le concept d'emo-sexualité (Voir Emo) qui est définie par le sentiment.

Certains posent (avec raison) la question de savoir si la masturbation solitaire est une forme d'homosexualité.

L’hétérosexualité comme contrefaçon de la sexualité

Toutes ces variations masturbatoires prennent donc différents noms : lesbianisme, bisexualité, hétérosexualité, homosexualité, pédérastie, transgenrisme, etc. Les nuances sont très détaillées et variées : le terme «gay» est révélateur de la finesse de cette complexité puisqu’on peut être homme et vivre une homosexualité qui exclu le féminin sans pour autant être gay.

Si j'écris que l'hétérosexualité est une variation homosexuelle, c'est dans le sens que le mot hétérosexualité est construit sur le mot homosexualité, mais pas seulement le mot, son concept. Le concept d'hétérosexualité découle du même concept que le concept d'homosexualité. L'hétérosexualité comme l'homosexualité ont en commun de ne pas être des variations de la sexualité.

L'hétérosexualité est un concept construit à l'image du principe d'homosexualité, et ces deux concepts sont construits sur le principe de masturbation, qui est un principe d'imitation de la sexualité.

Voilà pourquoi d'ailleurs après s'être appelés LGBT (Lesbien, Gay, Bi et Trans), certains militent pour une description plus vaste (comme par exemple LGBTQP pour Lesbien, Gay, Bi, Trans, Queer et Pan et autres variations) qui ne forment pas un ensemble restreint par nature. Les intentions, les sentiments, la volonté ou même le questionnement sont utilisés comme distinction (comme pour le Queer). Ces distinctions n'ont sont innombrables : il suffit de varier ne serait-ce que l’imaginaire pour créer une nouvelle catégorie.

La sexualité n'est pas une masturbation à deux et ne peut pas se confondre avec l'hétérosexualité, auquel cas l'unité serait le masturbateur.

Dans une certaine mesure, l'hétérosexualité imite l'homosexualité, et les deux sont une imitation de la sexualité.

La sexualité n'est pas un pluriel (donc la sexualité ne peut pas être confondue avec l'hétérosexualité), c'est une unité qui n'est pas définie par la masturbation mais par la conjugalité.

L'hétérosexualité imite la sexualité en reproduisant le nombre de partenaire et en reproduisant la différence sexuelle, mais ne reproduit pas la conjugalité.

Je n'aborde volontairement pas le sujet de la procréation ni du plaisir, le sujet est déjà assez complexe.

Protocole expérimental

Cette étude se fonde sur deux expériences :

Selon ce schéma, celui qui vit sa virginité n’est ni hétérosexuel ni homosexuel, c'est donc que ce schéma est inapte à décrire la réalité. De même, beaucoup de théories portées sur le genre ne survivent pas à cette expérience, car l'expérience de la virginité constate la précédence de l'être sur l'acte. Hors les idées d'homosexualité comme d'hétérosexualité et de nombreux autres concepts se fondent sur l'hypothèse d'un acte qui précède l'être : il faut avoir posé un acte pour être homosexuel, pour être hétérosexuel, il faudrait un acte pour être homme ou femme.

Quelqu'un comme Philippe Ariño est très bon pour définir tous ces mots, et la virginité met en échec ces principes par l'expérience. Les instigateurs de ces principes sont condamnés à ne faire que des suppositions que l’expérience invalide.

La forfaiture est donc établie, ces théories ne survivent pas à une expérience accessible à tout être humain s'il le veut, selon un protocole expérimental rigoureux mais accessibles.

Si le sujet de la conjugalité vous intéresse et que vous souhaiter le développer, je vous conseille le livre La profondeur des sexes de Fabrice Hadjadj.


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