La femme dont le péché était la maternité


Posté par Thomas DEBESSE le 29/07/2013 à 23:32. cc Licence CC 0 (copiez-moi !)

La femme dont le péché était la maternité
Charlie Chaplin, The Kid, La femme dont le péché était la maternité (1921)

Charlie Chaplin commence son film « The Kid », sorti en 1921, par cette phrase : « the woman whose sin was motherhood », « la femme dont le péché était la maternité ». Avec beaucoup de finesse, Charlie Chaplin n’écrit pas que la femme est mère parce qu’elle a péché, mais que sa maternité est péché.

Il ne décrit pas le jugement moral que porte la société sur les raisons de la maternité, mais sur la maternité en elle même. Charlie Chaplin, en 1921, avait tristement vu juste.

En 2013, après une révolution sexuelle tous azimut, on pourrait croire que la notion de péché n’existe plus, enterrée… Et pourtant, il y a bien un péché que la société ne pardonne pas : la maternité.

92 années après « The Kid », la maternité est toujours un péché. Certains voient la maternité comme une maladie qu’on peut traiter et dont le traitement peut être remboursé. Mais plus qu’une maladie, la maternité est considérée, dans notre société, comme un péché.

Peu importe les raisons de sa maternité, le péché de la femme, c’est sa maternité. Il faut que la femme renonce à ce péché pour être libre. Et si la femme persévère dans sa maternité, ce péché devient un vice, et un péché mortel.

Charlie Chaplin était un visionnaire… malheureusement pour nous.

Notre société vit un drôle de puritanisme.


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Étiquette : Avortement, Cinéma, Maternité.

Rétroliens : Le péché de la maternité au tribunal du marché.